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Pour une meilleure intégration du renforcement du système de santé dans les requêtes de financement

Du 5 au 7 février 2020 dernier, se tenait à Cotonou-Bénin l’atelier sous régional« Investir dans le système de santé : un levier majeur pour accroître l’impact des subventions en Afrique de l’Ouest et du Centre » co-organisé par AIDSPAN et le BCA sous un financement Initiative 5%. L’atelier de trois jours a réuni neuf pays de la première fenêtre de soumission (Bénin, Congo, Côte d’Ivoire, Liberia, Mali, Gambie, Sierra Léone, Sénégal et la Guinée) de la région AOC pour un total de 45 délégués et des représentants des partenaires techniques et financiers. Cette rencontre avait pour but d’aider les pays à améliorer la qualité des requêtes de financement par une structuration du dialogue sur le renforcement des systèmes de santé et l’intégration des programmes.

Cette initiative s’inscrit en droite ligne sur les recommandations stratégiques du  Comité de révision technique, selon lequel il est crucial de (i) Renforcer la programmation transversale pour des systèmes résilients et durables pour la santé (RSSH) ; de (ii) renforcer la conception intégrée des programmes, les demandes de financement et la mise en œuvre par le biais de processus de financement et d'examen ;de (iii) renforcer les capacités en matière de Systèmes de Santé Résilients et Perrin (SSRP) ainsi que les processus de dialogue pays, notamment par le biais des comités de coordination du secteur de la santé.

                                                     

L’atelier qui s’est voulu participatif et pratique a rassemblé des participants de toutes les parties prenantes du dialogue pays. En effet, afin de susciter un réel dialogue au niveau national, les représentants venaient soit, du ministère de la santé (DG, SG, directeur de la planification), de l’ICN (président du comité d’élaboration de la note conceptuelle), du ministère des finances (ou du département du financement de la santé du Ministère de la Santé, du programme de santé reproductive; tous ont eu cette opportunité pour la première fois à un échange qui n’a pas souvent lieu dans les pays. Pour Benjamin Loevinsohn, Coordonnateur principal de la composante SRPS au fond mondial, il était important de participer à cette activité qui est une première en soi pour discuter des activités SRPS financées à travers le FM au niveau régional. Il estime que cette démarche est importante afin de s’assurer que les demandes de financements pour NFM3 sont plus systématiques et plus cohérentes comparées à ce qu’elles étaient pour NFM2. Pour finir, il juge intéressant au sortir des travaux de voir quelles priorités ont été retenues par les pays pour les prochaines demandes de financements.

 

Les participants ont tour à tour été imprégnés à travers les présentations sur les mises à jour sur les modules suivants : Santé Communautaire et ressources humaines en sante en AOC, le financement de la santé et Chaîne d’approvisionnement en AOC qui constituent des priorités dans le renforcement du SRPS. Les travaux de groupe par pays partant des états des lieux des différents piliers de leur pays respectifs, les participants ont permis de réfléchir sur la situation de leur pays afin de dégager des besoins prioritaires et des axes de travail. Cet exercice a donné lieu à des échanges intéressants et un apprentissage des uns et des autres et notamment avec l’expérience de la Sierre Léone, qui du fait d’Ebola a renforcé son dispositif sanitaire sur la plupart des modules SRPS. Le Pr. Pascal Niamba, Membre titulaire du Conseil d’Administration du Fonds mondial pour la Circonscription Afrique de l’Ouest et du Centre salue cette initiative qui, de son avis, devrait servir de base à un dialogue dans tous les pays et un dialogue aussi inclusif permet de faire un diagnostic suffisamment holistique de ce qui est mis en œuvre.

 

Au terme des 3 jours d’atelier, les participants sont repartis avec une feuille de route des priorités qu’ils souhaitaient discuter lors du dialogue national, et ont pris l’engagement d’animer à leur tour ces discussions sur les priorités en matière de système de santé, et les options possibles pour maximiser l’impact des investissements effectués par le Fonds mondial (offre d’activités dans des paquets de dépistage et de soins intégrés, partenariats public-privé dans le déploiement de la chaîne d’approvisionnement jusqu’au dernier kilomètre, formalisation des profils des agents de santé communautaire et définition du contenu intégré de leurs activités).

Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, il est prévu que l’initiative « Investir dans le système de santé : un levier majeur pour accroître l’impact des subventions en Afrique de l’Ouest et du Centre »posera ses bagages à Abidjan, Côte d’Ivoire pour appuyer les pays francophones de la 2ème et de la 3èmefenêtres.